Les animaux occupent une place centrale dans la littérature de jeunesse. Ils peuvent être convoqués comme une évidence, dans un monde anthropomorphisé, et reçus comme une évidence également, par de jeunes lecteur·rices qui placent des limites poreuses entre le monde réaliste et merveilleux. Ils peuvent être utilisés pour transmettre des valeurs, des leçons de vie ou pour faire écho à l’imaginaire du lectorat. Ils peuplent des classiques ou des textes contemporains. Ils illustrent des notions telles que l’amitié, la solidarité, le courage ou la tolérance. Ils nous permettent de découvrir le monde par le biais d’un regard particulier, développant notre empathie et notre compréhension du réel, ainsi que la place que nous souhaitons y occuper.
Il y a quelques années, Cécile Desbois avait écrit trois chroniques pour Voie Livres, sur les animaux en littérature jeunesse. Nous vous les offrons aujourd’hui, à nouveau, en triptyque, en vous invitant à vous laisser emporter par ce parcours animalier dans la littérature jeunesse.
Les animaux en littérature jeunesse : pas si bêtes que ça ! Abécédaires animaliers : le b.a.-ba des animaux
« Quelle place les animaux occupent-ils en littérature jeunesse ? Comment les met-on en récit ? Au sein de quels dispositifs ? Dans quels types d’ouvrages ? En regardant à la loupe trois types d’albums animaliers illustrés – abécédaires, bestiaires ou récits – se dessine un imaginaire : celui que l’espèce humaine a développé autour du règne animal et de sa propre place dans ce monde « sauvage ». Cette première chronique l’explore à partir des abécédaires animaliers. »
Maxime Derouen, L’abécédaire des animaux imaginaires © A pas de loups, 2018.
Les animaux en littérature jeunesse : pas si bêtes que ça ! Bestiaires : entre connaissance et imaginaire
Dans l’histoire du livre, le bestiaire tient une place à part : destiné à transmettre des valeurs morales, le genre décrit et interprète avec moult détails les comportements d’animaux… tant réels que fantasmagoriques. Ce faisant, il révèle un imaginaire flamboyant qui construit tout l’art du Moyen Age. A la fin de cette période, le bestiaire évolue vers des formes encyclopédiques, laïques, privilégiant la vulgarisation scientifique. Et aujourd’hui ? Les bestiaires abondent en littérature jeunesse sous forme d’imagiers ou d’albums. Comment ces productions actuelles se font-elles l’écho des livres d’hier ? De quel(s) imaginaire(s) témoignent-elles ? Et tentent-elles de livrer un message à leur tour ?
Brunetto Latini et Rébecca Dautremer, Le livre du trésor © Grasset, 2020
Les animaux en littérature jeunesse : pas si « bêtes » que ça ! Ce que les animaux racontent…
Évoquer celles et ceux qui développent aujourd’hui des fresques animalières fait surgir en arrière-fond l’histoire de la littérature jeunesse – Beatrix Potter et Arnold Lobel en tête. S’il est fascinant d’étudier le compagnonnage mutuel entre ces classiques et les productions contemporaines, il est tout aussi passionnant de questionner le rôle tenu par les animaux dans quelques-uns de ces grands récits.
https://www.voielivres.ch/les-animaux-en-litterature-jeunesse-pas-si-betes-que-ca-3-3/
Beatrix Potter et Quentin Blake, Miss Kitty © Gallimard
Chroniques rédigées par Cécile Desbois, médiatrice du livre jeunesse, présentées par Sonya Florey, Professeure à la HEP du canton de Vaud.